07 octobre 2009
RECHAUFFEMENT ET DEVELOPPEMENT DURABLE : ON NOUS PREND POUR DES PIGEONS
Ce texte ayant été refusé par "L'Humanité" nous le publions volontiers sur notre blog .
Les idées dominantes sont celles de la classe dominante
L’Homme par son activité industrielle serait responsable du réchauffement climatique.
Or, le GIEC n’est pas une institution scientifique, mais une création politique.
Ses membres nommés par les gouvernements ne sont pas tous des scientifiques.
Le but du GIEC n’est pas de déterminer les causes du réchauffement climatique, « mais d’expertiser l’information scientifique, technique et socio-économique qui concerne le risque de changement climatique provoqué par l’homme ».
Fort de sa lettre de mission, le GIEC n’a de cesse de démontrer le bien fondé du présupposé qui a amené sa création.
Le discours du GIEC ne constitue pas une vérité scientifique.
Il n’y a aucun consensus scientifique sur l’origine du réchauffement climatique.
L’appel d’Heidelberg (1992), la déclaration de Leipzig (1996), la pétition de l’Oregon (1998), sont autant de manifestations de scientifiques qui ont tenu à marquer publiquement leur opposition aux conclusions du GIEC.
Cette opposition s’est structurée en se constituant en Groupement Non Gouvernemental d’Etude sur le Climat, qui vient de rendre public cette année son second rapport.
Pour ces scientifiques, il n’existe aucune certitude d’une responsabilité majeure du C02 dans le réchauffement climatique.
Ce dernier serait la conséquence de phénomènes naturels encore insuffisamment compris, qui sont à l’origine de l’alternance de périodes de refroidissement et de réchauffement que la terre connait depuis des millions d’années.
Qu’il n’y ait pas unanimité chez les scientifiques sur l’origine du réchauffement n’a rien d’étonnant. Il en est souvent ainsi en recherche.
Mais il n’y a aucun débat scientifique. Il y a une science officielle avec ses scientifiques bien en cours dont les médias et la presse distillent en permanence le discours.
Ceux qui pensent différemment n’existent pas. Le pouvoir politique en France avec le Pacte pour la recherche et la LRU vassalise la totalité des institutions scientifiques.
Le CNRS n’est plus un organisme de débats scientifiques.
Certains scientifiques peuvent trouver intérêt à s’inscrire dans la pensée dominante. Ils y gagnent financements et notoriété.
Quel peut être l’intérêt pour la bourgeoisie de valoriser la thèse du réchauffement climatique d’origine humaine ?
En 1972, le Club de Rome commandita le rapport « Halte à la croissance » afin de justifier les fermetures massives d’entreprises. Ce rapport sous prétexte de protection de l’environnement était un hymne à la décroissance.
La force du mouvement de lutte fit que ce rapport ne rencontra aucun écho favorable, aussi bien dans les pays développés que dans les pays en voie de développement.
Afin d’intégrer ces derniers à leurs stratégies, les bourgeoisies des pays occidentaux élaborèrent le concept de la préservation de l’environnement dans le développement économique.
Dans le courant des années 1970 va se forger le concept de l’écodéveloppement puis en 1980 celui du développement durable.
La tautologie du développement durable peut se résumer ainsi « le fait d’améliorer les conditions d’existence des communautés humaines, tout en restant dans les limites de la capacité de charge des écosystèmes ».
Ce n’est que la reprise ripolinée du rapport du Club de Rome.
Les forces du capital des pays occidentaux ont fait le choix d’arrêter le développement en Europe. Leurs zones de profit sont ailleurs.
La nécessité de réduire l’activité économique afin de réduire la production de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement climatique est l’idéologie d’acceptation de l’austérité.
Il faut accepter les sacrifices pour sauver la planète.
La taxe carbone et les éco-taxes en sont l’illustration.
Les associations écologistes viennent en renfort du pouvoir en martelant l’idée que la sauvegarde de notre environnement dépend d’une somme de comportements individuels. La défense légitime de la nature est instrumentalisée afin de pérenniser l’ordre social.
La classe dominante a besoin d’une idéologie intégratrice.
Le développement durable est cette idéologie. Qu’importe si elle favorise l’irrationnel, du moment qu’elle permette de pérenniser l’ordre social.
La violence sociale, la déréglementation, l’incertitude du lendemain, l’instabilité internationale constituent un terrain favorable aux peurs, à l’irrationnel.
Ces peurs sont alimentées par la plupart des associations écologistes qui assimilent modernité et catastrophes et prônent le retour à un passé mythifié.
Si l’Homme est responsable du réchauffement climatique, il faut alors limiter sinon arrêter la croissance de l’Humanité. C’est dénier aux pays émergents le droit d’accéder à notre niveau de développement, c’est les condamner à rester dans le sous développement et la pauvreté endémique.
C’est l’autre raison du soutien des bourgeoisies occidentales à la théorie de réchauffement climatique d’origine humaine : limiter le développement des pays émergents afin qu’ils ne jouent pas un rôle politique correspondant à leur importance économique croissante! L’ordre capitaliste occidental doit être préservé. Il est évident que les pays émergents ne sont pas prêts à accepter le discours des donneurs de leçons.
C’est pourquoi, la conférence de Copenhague sera un échec. Il n’y aura pas de Kyoto 2 ! Et alors, quelle importance ! Le climat n’a jamais été immuable.
Chaque période de réchauffement a toujours été bénéfique pour la vie (l’ère secondaire l’atteste) et pour l’activité humaine (l’optimum médiéval). Personnellement, je crois en la capacité humaine à affronter et résoudre les défis du développement.
Lorsque le salariat se lèvera massivement contre un système économique et social qui l’asservit, il balayera toutes ces idéologies de la désespérance qui mettent en cause l’idée même de progrès et contribuera à remettre l’Homme au centre de la société et le monde à l’endroit.
Gilles Mercier
Travailleur scientifique
PCF Vitry
11 mai 2009
LA FAILLITE DES PAYS BALTES
LE PIB DE LA LETTONIE CHUTE DE PRES DE 30%
La Lettonie a enregistré une chute de 28,7% de son produit intérieur brut au premier trimestre par rapport au trimestre précédent, sa pire contraction depuis 1992.
L'économie de la Lettonie est à l'arrêt. Le PIB a en effet chuté de 28,7% au premier trimestre par rapport au trimestre précédent.
Soit la contraction la plus marquée de toute l'Union européenne et la plus brutale depuis que le pays a quitté l'Union soviétique.
Le produit intérieur brut avait alors chuté de 32,8% au deuxième trimestre de 1992.
Par rapport au premier trimestre de 2008, le PIB trimestriel a diminué de 18%, indique un communiqué du Bureau des statistiques.
"La production manufacturière en volume a chuté de 22%, les ventes de détail se sont réduites de 25%, l'activité des hôtels et restaurants a diminué de 34%" sur un an, précise le communiqué.
L'UE prévoit une baisse de 13,1% du PIB letton cette année, la plus forte au sein de l'Union.
La Lettonie affichait, au contraire, l'expansion la plus vigoureuse (12,2%) de toute l'Union européenne en 2006, ce qui lui a valu le surnom de "tigre de la Baltique".
Frappée de plein fouet par la crise financière mondiale, elle s'est vue obligée de demander une aide de 7,5 milliards d'euros au Fonds monétaire international et à d'autres créanciers en décembre, après que le gouvernement eut nationalisé la deuxième banque du pays, Parex.
Aux termes des conditions attachées au versement du prêt, cette ex-république soviétique de 2,3 millions d'habitants ne doit pas laisser son déficit budgétaire dépasser 5% du PIB cette année. Le Premier ministre de centre-droit Valdis Dombrovskis plaide pour que cette condition soit assouplie à 7%.
Le 2 avril, le gouvernement letton avait annoncé avoir été privé d'une tranche de 200 millions d'euros du prêt du FMI, dont le versement a été reporté, Riga n'ayant pas amendé son budget à temps.
Riga a défié fin avril le FMI en annonçant la préparation d'un collectif budgétaire pour 2009 fondé sur un déficit équivalent à 7% du PIB.
Le 6 mai, le commissaire européen pour les Affaires économiques et monétaires, Joaquin Almunia, a averti la Lettonie qu'elle pourrait se voir refuser une deuxième tranche de 1,7 milliard d'euros cette fois, faute de mettre en oeuvre les réformes nécessaires.
Source : L'Expansion.com 11 mai 2009
25 avril 2009
CRISE: 4 MILLIONS DE CHÔMEURS EN ESPAGNE
L'ESPAGNE PASSE LA BARRE DES 4 MILLIONS DE CHÔMEURS
Secoué par l'explosion de la bulle immobilière et la crise financière internationale, le pays est entré en récession depuis le second semestre 2008.
4 millions d'Espagnols se retrouvent aujourd'hui sans emploi soit 1,8 million de plus qu'il y a un an. Au premier trimestre 2009, le chômage s'est aggravé pour atteindre 17,4 %, a annoncé vendredi l'Institut espagnol de la statistique (Ine). Il était de 13,9% trois mois avant.
En cause, l'effondrement de la construction, du secteur automobile et du tourisme.
Les chiffres diffusés vendredi sont pire que les projections faites au début de l'année par le gouvernement socialiste espagnol qui prévoyait pour 2009 un taux de chômage de 15,9%.
Le FMI, qui a abaissé mercredi ses prévisions pour l'économie mondiale, estime que l'Espagne va connaître deux années de récession (PIB en baisse de 3% en 2009, -0,6% en 2010). Le fonds monétaire international table sur un envol du taux de chômage qui pourrait atteindre presque 20% de la population active en 2010, un record pour les pays développés.
Source : Expansion.com et AFP
Commentaire :
La politique menée par le "socialiste" ZAPATERO n'est pas meilleure que celle menée par notre Sarkozy national.
Quant aux socialistes français ils n'ont pas peur de se ridiculiser, et tout particulièrement Ségolène ROYAL, en faisant de ZAPATERO leur héros.
22 mars 2009
LA CRISE DU CAPITALISME DANS LES PAYS BALTES
LE NAUFRAGE DES PAYS BALTES.
Tel est le titre de la dernière édition de l'hebdomadaire de droite "LE POINT" à propos des effets de la crise du capitalisme dans les anciens pays socialites de la Baltique et dont nous ne pouvons que vous conseiller(pour une fois ) la lecture tant les chiffres et les interviews sont éloquents.
Par exemple pour la Lettonie la récession est de 12 % tandis qu'en Lituanie et Estonie elle est de 8 %.
Pour les 3 anciens pays socialistes baltes qui rappelons-le sont membres de l'Union Européenne l'inflation augmente considérablement, de même que la dette extérieure.
Par contre les salaires déjà très bas, doivent être baissés de 10 à 30 %.
05 juillet 2008
FLAMBEE DES PRIX: LES BIOCARBURANTS EN CAUSE
La Banque mondiale estime que le développement des biocarburants a provoqué une hausse des prix alimentaires de 75% depuis 2002, contredisant les affirmations de George Bush.
Selon un rapport de la Banque Mondiale dont le Guardian publie des extraits vendredi, le développement des biocarburants serait le principal responsable d'une hausse des prix alimentaires estimée à 140% entre 2002 et février 2008.
Les carburants verts seraient en effet à l'origine d'un bond de 75% alors que l’énergie et les engrais n’auraient contribué qu’à une hausse de 15%.
Rédigé par un économiste de la Banque mondiale, Don Mitchell, le rapport contredit les affirmations de George W. Bush, selon lequel les biocarburants n’expliquent que 3% de la hausse des prix alimentaires.
Pour le président américain, la croissance de la demande chinoise et indienne est le facteur déterminant.
Le quotidien britannique affirme que le rapport, achevé en avril, n’a pas encore été publié pour éviter une crise politique avec la Maison Blanche.
La Banque mondiale considère que « l’augmentation rapide des revenus des pays en développement n’a pas débouché sur une hausse importante de la consommation mondiale de céréales et n’a pas été un facteur important de la hausse des prix ».
En revanche, l’utilisation croissante de biocarburants aux Etats-Unis et en Europe, qui souhaite qu’en 2020 10% du carburant pour le transport soit d’origine végétale, a eu un impact majeur.
En effet, « sans l’augmentation (du recours) aux biocarburants, les stocks mondiaux de blé et maïs n’auraient pas baissé autant et les hausses de prix causés par d’autres facteurs auraient été plus modérées », souligne le rapport.
La course au carburants verts a aussi créé des distorsions de marché. Elle a, d’une part, détourné une partie des céréales du marché alimentaire, notamment à cause des subventions agricoles allouées.
Aux Etats-Unis, un tiers du blé récolté est utilisé pour la production d’éthanol. Et d’autre part, elle a alimenté une spéculation boursière sur le marché des céréales.
Les biocarburants, qui sont pour leurs promoteurs une alternative écologique aux énergies fossiles et permettent de réduire les émissions de gaz à effet de serre, seront au menu du G8 au Japon la semaine prochaine, tout comme la hausse des prix alimentaires.
Source: L'Expansion.fr